Depuis toujours nous nous connaissons, nous nous parlons de tout, de rien. Je te sais par coeur et toi seule peux me comprendre. Je me souviens de tout, de toi, même de ce que je ne t'ai pas dis, comme quant je criais ton nom pour t'appeler puis soufflais dans un murmure : "Pourquoi n'est tu pas la ?". J'ai toujours eu peur, tu sais. Peur de te perdre, bien sur, mais plus souvent peur de te blesser. Je t'ai épargné mes tourments, et pour toi j'ai montré au monde que j'était heureuse. Je ne sais plus pleurer pour moi, ma souffrance je la cache, quitte a ce qu'elle s'augmente.
Si je parle de toi, si j'essais d'expliquer ce qui nous lie, je dis que tu es mon âme soeur. Ne l'entend pas au sens habituel du mot.
Quant il est arrivée dans ta vie, je me suis sentit un peu triste, comme nostalgique... Oh tu avait bien eu des copains avant. Mais ce n'était pas pareil. Lui, tu l'aime, et peut être même que tu l'Aime, avec la majuscule. Alors moi, je suis un peu jalouse, puisqu'il parait que c'est ainsi qu'on dit. Je n'ai pas l'habitude de partager ton coeur avec une autre, pas l'habitude qu'il te manque quelqu'un quand tu es avec moi, au point de ne pas voir de sourire dans tes yeux.
Je l'ai acceptée quant même, dans mon coeur, que je suis heureuse qu'il soit la, qu'il t'aime, qu'il te rende heureuse car si tu es heureuse je me sent mieux.
Tu vois, même en te faisant cet aveu je t'en préserve, ou bien est ce seulement un manque de courage ?